Avec la hausse des taux d’intérêt, l’inflation persistante et un marché du logement qui montre des signes de tension, les impacts sur l’immobilier commercial ne peuvent pas être négligés.
Le ralentissement de la croissance du crédit aux ménages, qui n’a augmenté que de 3,4 % en mai, est le signe d’un pic potentiel des dépenses. Ce resserrement de ceinture est évident dans le déclin des ventes au détail, qui ont connu six des sept derniers mois de croissance négative. L’augmentation du coût du service de la dette, aggravée par le retour du remboursement des prêts étudiants, a mis de nombreux ménages en difficulté, en particulier ceux dont les revenus sont les plus faibles.
Cette réduction des dépenses de consommation signifie que la demande d’immeubles multifamiliaux pourrait rester soutenue, car les particuliers et les familles délaissent l’accession à la propriété au profit de la location en raison des pressions économiques. Les investisseurs au Québec doivent rester agiles et se concentrer sur les actifs qui peuvent résister à ces vents contraires, tels que les logements collectifs et les propriétés industrielles qui fournissent des biens et des services essentiels.
À l’échelle mondiale, le secteur des immeubles multifamiliaux continue de susciter un vif intérêt de la part des investisseurs, et le Québec ne fait pas exception à la règle. L’offre de nouvelles unités multifamiliales étant inférieure à la demande, en particulier aux États-Unis, le marché québécois connaît des tendances similaires. Les propriétés multifamiliales devraient continuer à être une valeur refuge pour les investisseurs. Les investisseurs pourraient envisager d’augmenter leur allocation dans ce secteur, d’autant plus que l’offre nouvelle reste limitée, en raison à la fois de la croissance démographique et des problèmes d’accessibilité, ce qui garantit des rendements stables dans un marché volatile.
Cependant, les nouvelles ne sont pas toutes positives. La montée en flèche du chômage des jeunes a atteint des niveaux de crise et représente un risque important pour la stabilité économique de la province. Avec un taux de chômage des jeunes de 14,2 % en juillet, le taux non pandémique le plus élevé depuis plus d’une décennie, les effets potentiels à long terme sur les dépenses de consommation et la croissance économique sont préoccupants.
Cette tendance pourrait se traduire par une baisse de la demande pour certains types de biens immobiliers, en particulier ceux qui s’adressent à une population plus jeune, comme les commerces de détail et les lieux de divertissement. Le marché pourrait devoir s’orienter vers des secteurs moins touchés par le chômage des jeunes, tels que la santé, la logistique et les services essentiels. En outre, les biens immobiliers qui peuvent s’adapter à l’évolution de la dynamique de la main-d’œuvre, tels que les espaces de coworking ou les logements abordables, peuvent offrir de nouvelles opportunités de croissance.
Les investisseurs devront faire preuve de souplesse et d’adaptation et se concentrer sur les secteurs où la demande est forte, comme les logements multifamiliaux et les services essentiels, tout en restant attentifs aux secteurs vulnérables aux réductions des dépenses de consommation et aux taux de chômage élevés. Les taux d’intérêt et l’inflation continuant à peser sur les dépenses de consommation, la demande pour certains types d’immeubles commerciaux pourrait évoluer. Le logement multifamilial, en particulier, est un secteur qui devrait continuer à croître, même si d’autres secteurs sont en proie à l’incertitude.
Que pensez-vous de la dynamique actuelle du marché ? Comment envisagez-vous d’adapter votre stratégie d’investissement à ces tendances ? Faites-nous part de vos réflexions dans les commentaires ci-dessous et poursuivons la conversation. En restant proactifs et informés, nous pouvons transformer ces défis en opportunités.